Mairie de Coulgens - Tourisme - Protection des Outardes Canepetières

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L’outarde canepetière

Un oiseau spectaculaire ...

Le mâle, en plumage nuptial, se reconnaît aisément à sa coloration contrastée et surtout à ses parades bruyantes et animées. La femelle est en revanche beaucoup plus discrète et parfaitement camouflée : le dos, la tête et le cou sont bruns finement tachetés de noir et de crème. Son plumage terne la dissimule parfaitement dans la végétation.
Le mâle parade dans des zones de végétation rase, utilisant différentes cultures : tournesol, maïs, luzerne, prairies, jachères. Les femelles visitent les mâles qui paradent en début de saison, puis disparaissent.

Elles installent alors leurs nids dans des couverts de graminées ou de légumineuses, peu épais et d’une hauteur comprise entre 30 et 50 cm. Les prairies de fauches, les luzernes, les jachères, les jachères spontanées, mais aussi les ray-grass sont alors recherchés par les femelles.

…en voie de disparition

En 1980, 6500 mâles chanteurs ont été recensés dans les plaines agricoles de toute la France. Il n’en restait plus que 700 en 1996 !
L’outarde est l’oiseau qui a montré le déclin le plus spectaculaire en France (- 90 %). Dans les plaines cultivées, elle risque de disparaître d’ici 2005 si rien n’est entrepris pour la sauver.
La modification des pratiques culturales et des assolements ces 30 dernières années, sont l’une des causes de régression de l’outarde canepetière. La régression de l’élevage s’est accompagnée de la suppression de nombreuses luzernières et prairies, qui ont été labourées et mises en cultures. Il reste peu d’endroits aux outardes pour élever leurs poussins.
La disparition des prairies a aussi entraîné la réduction des populations d’insectes (grillons, sauterelles). Les insecticides épandus sur les grandes cultures rendent souvent de plus en plus précaires les conditions de survie des jeunes oiseaux. Certaines pratiques règlementaires comme les broyages des jachères peuvent tuer des femelles sur le nid, ce qui aggrave la situation de l’espèce et des autres oiseaux.

…et qui niche au sol

Les femelles d'outarde installent leur nid à même le sol. 3 à 4 œufs verts sont déposés entre mi-mai et fin juillet dans des couverts de graminées, généralement près d'une bordure de la parcelle. Les prairies de fauche, les ray-grass, les vieilles luzernières et les jachères jouent un grand rôle pour les oiseaux nicheurs car ils sont attractifs et plus riches en insectes que les cultures. C'est pourquoi les travaux agricoles, dans ces milieux, demandent une grande vigilance aux agriculteurs pour sauver les poussins et les femelles.

Lors des travaux agricoles, vous pouvez lever des femelles d'outarde. Dans ce cas, elles adoptent l'un des comportements suivants, qui indique qu'un nid est tout proche :

• la femelle, sur le qui-vive, reste au sol et adopte une démarche "coulée" caractéristique, parfois à quelques mètres seulement du tracteur.

• la femelle écarte les ailes et fait face, dans une attitude de défense, de protection ou d'intimidation.

• la femelle survole votre tracteur en criant, à faible altitude.

Agir pour l’outarde favorise de nombreuses espèces animales et végétales qui vivent aussi dans les plaines cultivées.

Programme expérimental de conservation de l’outarde canepetière et de la faune associée en France (1997 – 2000)

L’outarde canepetière fait partie des 25 espèces européennes menacées d’extinction au niveau mondial. Sa situation en Europe ne cesse de se dégrader. En France, une première enquête nationale réalisée en 1979 faisait état de 7200 mâles chanteurs, moins de 20 ans plus tard, en 1996, l’effectif national évalué à 1000 – 1200 mâles chanteurs montre un déclin de cette espèce de plus de 85 %, touchant principalement les populations de plaines cultivées.
Cette régression est principalement due à la modification des milieux de plaines et d’évolution des pratiques agricoles.
Cette situation d’urgence a conduit la LPO à engager un programme d’action en faveur de l’outarde canepetière, par la mise en place de mesures expérimentales sur les sites où subsistent encore des populations relativement importantes et qui ne bénéficient aujourd’hui d’aucune mesure de protection.

Et maintenant !

Le premier septembre 1999 le Conseil Municipal de Coulgens prenait la délibération suivante :
Monsieur Le Maire expose brièvement la situation de la plaine de Coulgens, 1600 ha, carte jointe, figurant au programme expérimental de conservation de l’outarde canepetière et de la faune associée en France, site n° 7 du programme Life.
Afin de maintenir des milieux favorables à la nidification de l’outarde canepetière et à l’alimentation des jeunes, l’association « Charente Nature », porteuse du projet, propose une convention à signer avec la commune en vue d’établir une règle concernant l’entretien des bords de routes et chemins communaux situés dans le secteur concerné.
Au terme de cette convention, pour ces routes et chemins dont l’entretien incombe à la commune,

- Toute intervention, mécanique et chimique, des abords seraient interdit entre le 15 mai et le 31 juillet,

- Un premier entretien mécanique serait réalisé avant le 15 mai sur la zone considérée,

- Une deuxième intervention pourrait être réalisée après le 31 juillet.

Cette convention serait valable pour l’année 2000 et se renouvellerait par tacite reconduction d’année en année, sauf si l’un des signataires souhaite la résilier avant son renouvellement.
Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal accepte cette proposition et mandate Monsieur Le Maire pour signer cette convention avec l’association « Charente Nature ».

(Délibération visée en Préfecture le 06 septembre 1999)

Cette délibération est toujours présente et appliquée par la commune, mais l’outarde canepetière est, elle, de plus en plus absente ! Les agriculteurs prennent de l’âge, donc leur retraite. Le programme expérimental de protection de l’outarde a pris fin, comme les contrats signés avec les agriculteurs pour évoluer vers une politique « agri-environnementale ». Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux, et ceux qui restent se partagent l’essentiel des surfaces à cultiver pour en faire des parcelles immenses, en monoculture, ce qui ne favorise pas l’outarde.

   page modifiée le 3-08-2007 à 16:20    

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